"C'est par désir de faire surgir une présence que débute mon travail sur ces portraits d'artistes, peintres ou sculpteur·rice·s. Je tente de conserver les émotions ressenties devant leurs oeuvres, de prolonger des instants suspendus vécus lors d'une exposition qui me surprend et me touche profondément.
Je cherche à m'approcher d'eux, par un travail de matière au couteau et de peinture aux doigts, en plus de mes pinceaux. Je façonne mon sujet un peu comme une sculpture.
Je ne saurais dire ce que je cherche dans leur regard, leurs mains. Je tente de m'entourer de leurs présences pour qu'ils m'accompagnent et me portent dans mes autres recherches artistiques.
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L'abstraction est un dialogue avec la toile, où j'observe plus que je ne peins. Une recherche par les gestes, comme s'ils étaient des mots, chaque apparition appelant une réponse. Je m'exprime avec toutes sortes de palettes, spatules et pinceaux. C'est la toile qui me guide et m'entraîne.




A l'image de l'univers, entre cataclysme et genèse.
A l'image des siècles, entre guerre et paix, destruction et évolution.
A l'image de la vie et de ses tumultes, entre douleur et bonheur.
A l'image des êtres, de leurs désirs, leurs passés, leurs drames ou leurs joies, leurs forces et faiblesses, entre noirceur et bonté.
A l'image de la nature, de ses strates qui racontent son histoire, ses hivers, ses étés, ses forêts brulées qui rebourgeonnent.
C'est l'énergie de la vie et ses contradictions qui s'expriment dans mes toiles.
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Ces deux chemins sont pour moi essentiels et un dialogue s'est installé. C'est dans ces équilibres de rigueur et de liberté du geste que je trouve mon épanouissement artistique." Karine Prette
Karine Prette, artiste française, est née à Marseille en 1966, elle vit à Bruxelles depuis 20 ans.
Diplômée de l’école des arts de Uccle en Belgique. Elle se nourrie d’histoire de l’art dont elle suit des cours à l’Institut royal IRSHAAB. Elle travaille dans son atelier à Bruxelles ou en Espagne et participe à de nombreuses résidences d’artistes qui la rapproche de la nature.
Son travail est un dialogue avec la matière. En peinture, elle s’exprime à travers une abstraction lyrique qui explore l’énergie vitale, ses bouleversements et ses contradictions, ainsi que par de puissants portraits, qu’elle façonne de sable et d’acrylique. C’est lors de ses annuelles résidences d’artistes en Andalousie, qu’elle fait la rencontre de ses bois. Animée par l’envie de les découvrir et de les révéler plus que de les sculpter, ses bois deviennent pour elle un symbole de résilience et de force qui irradie chaque être vivant, un hommage à la vie organique.